Christophe Progin, Farvagny-le-Petit
19 février 2025 à 11:10
Dans un contexte où les citoyens doivent gérer un coût de la vie croissant, il est préoccupant de voir des dépenses publiques aussi élevées que celles récemment annoncées à Fribourg. La construction d’un chemin de mobilité douce de 600 mètres pour 2,5 millions de francs représente un coût de 4166 francs par mètre, soulevant des questions sur l’utilisation des fonds publics (La Liberté du 15 février, «Du Cardinal aux Charmettes à vélo»; ce projet financé par la Confédération et l’agglo englobe aussi les frais du mobilier urbain, d’éclairage et d’arborisation, ndlr). De plus, environ 15% du projet est déjà réalisé, ce qui rend le coût final encore plus exorbitant.
Alors que les habitants font face à la hausse des loyers, des primes d’assurance-maladie et des impôts sur les voitures, il est essentiel que chaque dépense publique soit rigoureusement justifiée. Trop souvent, l’argent public est à mon avis gaspillé dans des projets coûteux et luxueux, sans réelle prise en compte des priorités des citoyens. Cette situation ne se limite pas à Fribourg, mais concerne également d’autres communes qui engagent des dépenses excessives au détriment des besoins essentiels de la population.
Investir dans des infrastructures durables est nécessaire, mais ces projets doivent être réalisés avec une gestion efficace des ressources. Plutôt que de remettre en cause l’utilité de telles infrastructures, il est judicieux d’assurer une bonne évaluation des coûts. Il est également indispensable d’adapter les projets aux moyens disponibles sans tomber dans un luxe inutile.