Francis Maillard, Le Pâquier
3 octobre 2024 à 13:33
Réforme du 2e pilier: troisième refus en votation, et après? Trois refus en quinze ans, pourquoi? Esquisses de réponses: baisse d’une partie des rentes, projet trop complexe et peu d’amélioration en faveur des temps partiels déjà en déficit de prestations. Appel donc à notre gouvernement et à l’ensemble des parties pour élaborer rapidement un nouveau projet de réforme crédible et équitable pour tous les travailleurs: une vraie réforme avec la perspective d’un «oui» dans les urnes lors d’un quatrième et dernier scrutin.
Au-delà d’une baisse modérée (– 0,5%) du taux de conversion due à l’augmentation de l’espérance de vie qui impose de verser les rentes sur une durée rallongée, la réforme pourrait passer par les cinq autres axes suivants: abaisser l’âge d’entrée à la LPP (épargne + risque) à 18 ans au lieu de 25 ans pour favoriser l’épargne des jeunes. Abolir la progression des taux de cotisation en vigueur de 7% dès 25 ans et grimpant à 18% dès 55 ans au profit d’un taux unique pendant toute la vie active afin d’encourager l’engagement des moins jeunes. Abaisser de façon significative le seuil d’accès à la LPP à plus ou moins 12 000 fr./an au lieu de 22 050 fr. afin d’assurer la majorité des temps partiels. Abaisser la déduction de coordination à 20% du salaire AVS, soit en assurer systématiquement le 80%. S’attaquer aux rendements des capitaux qui ne sont pas totalement redistribués aux assurés ainsi qu’aux frais de gestion des assureurs qui sont souvent exagérés.
Gageons qu’une certaine clairvoyance habite les acteurs du prochain projet de réforme afin de pérenniser le 2e pilier!