Sous le soleil, tout simplement
Tatiana Herrera partage son année entre l’Indonésie, où elle donne des cours à des enfants, et la Suisse.
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29 mai 2022 à 14:23
Ici et ailleurs » Son teint hâlé ne laisse planer aucun doute. Tatiana Herrera passe une grande partie de son temps à l’extérieur. La veinarde! En Indonésie, où elle donne bénévolement des cours à des enfants mais aussi sur les courts de tennis à Fribourg, notamment, lorsque cette professeure de sport est de passage en Suisse. Une jeune femme rayonnante et contemplative qui occupe donc de nombreux terrains. Le principal étant celui de la simplicité et de la douceur de vivre au cœur de la réalité. Le lundi avec elle, c’est certain, sera toujours au soleil!
Tatiana, pour quelles raisons avez-vous décidé de vivre en Indonésie?
Rien n’a été décidé à l’avance cela s’est fait naturellement. Mon rêve, c’était d’apprendre le surf mais aussi de travailler dans le domaine humanitaire. L’Indonésie a réuni ces envies. J’ai d’abord participé à un camp de surf dans un village près de Lombok où se trouvait une fondation qui donnait des cours à des enfants. Puis, je suis rentrée en Suisse. La directrice de cette école que je connaissais m’a contactée quelques mois plus tard en me proposant un poste. C’était un samedi. Le dimanche j’annonçais à ma famille que je partais et je démissionnais le lundi. J’étais donc prête! C’était en février 2016. Je suis partie en septembre.
Bio Express
Famille
Née le 13 janvier 1986. A grandi à Villars-sur-Glâne auprès de ses parents Eduardo, médecin anesthésiste d’origine mexicaine et Antoinette, secrétaire. Trois sœurs. Habite à Lombok en Indonésie et aussi quelques mois par année dans son bus, en Suisse.
Formation
Collège Saint-Michel. Master littérature espagnole et sciences du sport à Lausanne. Enseignante gymnase. Maître de sport au primaire et secondaire. Entraîneure de tennis. S’occupe de la gestion d’un centre éducatif en Indonésie.
Hobbies
Sports en plein air, lecture.
Dans l’optique de vous y installez à long terme?
L’idée, au début, c’était d’y rester un an. J’ai repris la fondation Pelita qui s’est agrandie. Nous avons construit un centre éducatif. Il y avait soixante enfants du village et un enseignant local puis nous sommes passés à plus de 200 enfants et onze enseignants. Le niveau éducatif est très bas en Indonésie, quasi inexistant même. La fondation a commencé à leur offrir des cours d’anglais car il s’agit d’une région qui se développe touristiquement. Il y avait aussi des cours de sport. Je donnais des leçons de surf aux jeunes filles qui, dans cette région, se marient entre 13 et 15 ans. Il fallait pour cela parler aux chefs de village et expliquer les bénéfices d’une éducation, qu’elle peut constituer une plus-value pour la famille. Que ces jeunes arrivent au maximum de leur potentiel et des possibilités offertes, c’était l’objectif. J’y ai travaillé durant deux ans puis j’ai arrêté car la fondation avait pris de l’ampleur et j’aimais le côté authentique et simple des débuts.
Où travaillez-vous actuellement?
Je me suis ensuite occupé de la gestion de villas dans le village où je supervisais une vingtaine d’employés. J’ai aussi géré un hôtel. J’ai adoré car j’ai appris un nouveau métier que je ne connaissais pas du tout. J’ai pu employer des gens de mon village, les former. Puis, progressivement, j’ai eu moins de temps pour surfer et m’occuper des enfants: les deux raisons pour lesquelles j’étais en Indonésie. En parallèle, je revenais quelques semaines chaque année en Suisse et je faisais des remplacements comme maître de sport dans des écoles primaires ou des cycles d’orientation. Je donne aussi des cours de tennis dans des clubs. Ce qui me permet aujourd’hui de travailler bénévolement et donner de mon temps à une autre fondation, Batu Bamboo Kids, et aux enfants âgés de 5 à 16 ans quand je retourne en Indonésie, environ six mois par année. J’y donne des cours d’anglais, de natation mais aussi des activités sportives ou artistiques.
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