Défense. Le DDPS confirme officiellement les départs de Thomas Süssli et Christian Dussey
Après les indiscrétions de la presse, le Conseil fédéral le confirme mercredi: le chef de l’armée Thomas Süssli et le patron du Service de renseignement Christian Dussey s’en vont. Les raisons des départs ne sont pas données dans le communiqué.
Partager
ATS
Aujourd’hui à 14:00, mis à jour à 14:48
Comme annoncé par la NZZ mardi et confirmé par une commission parlementaire à Keystone-ATS, le chef de l’armée a décidé de quitter son poste à la fin 2025. Le Conseil fédéral a pris acte de cette décision mercredi, indique son communiqué.
Agé de 58 ans, Thomas Süssli a pris ses fonctions de chef de l’armée le 1er janvier 2020. Son mandat a été marqué par la pandémie de coronavirus, qui a déclenché la plus grande mobilisation depuis la Seconde Guerre mondiale, souligne le gouvernement.
Depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, sa mission a en outre consisté à rétablir la capacité de défense de l’armée dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire en Europe et à renforcer la coopération internationale.
Sous sa direction, les bases de la future armée ont été élaborées. Le commandant de corps Süssli a également été responsable de nombreux projets importants d’organisation et d’acquisition de l’armée, ainsi que de la mise en place du commandement Cyber.
Dans une année
Quant à Christian Dussey, la date de son départ a été fixée à la fin du mois de mars 2026, pour garantir la continuité du Service de renseignement de la Confédération (SRC) et des contacts internationaux, ainsi qu’une succession bien organisée. Le Conseil fédéral a aussi pris connaissance de sa décision mercredi.
Le Valaisan, âgé de 59 ans, a repris le poste de directeur du SRC au 1er avril 2022 dans une situation complexe en matière de politique de sécurité. Tout en maintenant l’activité opérationnelle du service, il est parvenu à faire progresser sa transformation et sa modernisation, afin d’adapter ses structures aux aspects hybrides de la situation sécuritaire ainsi qu’aux progrès technologiques, note le Conseil fédéral.
Dans les deux cas, aucune raison n’est avancée dans le communiqué pour expliquer ces départs. Pour les deux postes, une commission de sélection sera mise en place. Le Conseil fédéral les «remercie pour leur travail et leur engagement».
Leurs départs ont provoqué de vives réactions parmi tous les bords politiques. L’annonce fait également suite à un audit très critique du Contrôle des finances sur Ruag, l’entreprise d’armement en mains de la Confédération, qui a révélé des graves dysfonctionnements. La ministre de tutelle Viola Amherd avait elle annoncé son départ du Conseil fédéral en janvier.