Conjoncture. L’horizon s’assombrit pour l’économie suisse
Les perspectives à court terme s’annoncent incertaines pour l’économie suisse. Même si la politique commerciale de Donald Trump devrait avoir peu d’effet sur la croissance, elle a accru l’instabilité pour les analystes interrogés dans le cadre de l’indice UBS-CFA.
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ATS et AWP
Aujourd’hui à 11:49, mis à jour à 14:33
L’indice UBS-CFA a chuté à 3,4 points en février, alors qu’il se situait encore à 17,7 points le mois dernier, indique mercredi le numéro un bancaire suisse dans un communiqué. Les nombreuses annonces du gouvernement américain concernant les tarifs douaniers et le récent changement de position des États-Unis concernant la guerre en Ukraine ont probablement alimenté l’incertitude parmi les analystes interrogés dans le cadre du rapport mensuel publié par UBS.
La croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain devrait ralentir en raison de la hausse des tarifs douaniers, selon 54% des participants à l’enquête, contre seulement 27% qui prévoient une accélération. Ce contraste est encore plus prononcé pour la zone euro et la Chine. La Suisse se distingue dans la mesure où 40% des experts interrogés ne prévoient aucun impact sur la croissance du PIB.
En outre, la politique commerciale de Donald Trump devrait alimenter l’inflation aux États-Unis. En Suisse, le renchérissement est tombé en dessous de 0,5% en janvier et devrait se stabiliser autour du niveau actuel.
La majorité des analystes sondés (54%) estiment que la Banque nationale suisse (BNS) baissera son taux directeur de 25 points de base lors de sa prochaine décision sur sa politique monétaire le 20 mars. 34% d’entre eux n’attendent aucun changement et 5% misent sur une baisse plus importante du taux directeur, de 50 points de base.
La probabilité selon laquelle le taux directeur de la BNS baisse de 0,5% à 0% au cours de l’année se situe à 33% pour la fin du troisième trimestre et à 43% à la fin du quatrième trimestre. Le scénario d’un taux directeur négatif est considéré comme peu probable.
Les analystes s’attendent par ailleurs à ce que les valeurs refuges tels que l’or et le franc s’apprécient au cours des six prochains mois, probablement en raison de l’incertitude géopolitique. Il restent néanmoins optimistes quant aux actions négociées à la Bourses suisse, et prédisent une nouvelle hausse de l’indice vedette SMI.