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Le mot de la fin

Chronique. Désolé, ici on ne paie que par carte

Comment feront les enfants pour remplir leur tirelire le jour où la monnaie aura déserté notre quotidien? © Keystone

Michaël Perruchoud

Michaël Perruchoud

13 février 2024 à 11:30

Temps de lecture : 1 min

Pour ma silhouette, ce serait plus efficace qu’un régime. Depuis le temps que les pièces me déforment les poches, que je fais des piles de vingt centimes à l’heure de payer mon café, le passage à la monnaie virtuelle me semble personnellement conseillé. Une carte bancaire, voire un téléphone tout fin, et le tour serait joué. Je cheminerais dans les rues passantes sans les excroissances causées par le surplus de grenaille et une absence rédhibitoire de porte-monnaie.

En vacances à Londres, l’automne passé, j’ai bien compris la tendance: dans de nombreux endroits, l’argent liquide a été simplement aboli. Pas de caisse, pas de risques, pas de billets froissés sentant le tabac… Il suffit d’un bip pour solder les comptes. Mais, sans argent bien palpable, j’avoue, je me sens comme un imposteur, comme si je n’avais pas vraiment de quoi payer.

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