Réseaux sociaux. Vers une interdiction de Tiktok pour les jeunes
Les jeunes de moins de 16 ans pourraient se voir interdire l’accès à Tiktok ou Instagram. Le Conseil fédéral est prêt à étudier une interdiction des réseaux sociaux et du smartphone en classe.
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ATS
Aujourd’hui à 10:29, mis à jour à 16:16
Dans un postulat, la sénatrice Maya Graf (Verts/BL) rappelle que les recherches dans le domaine suggèrent que le smartphone perturbe le développement des enfants et des adolescents et dégrade leur santé psychique tout en limitant grandement leurs facultés de concentration et d’apprentissage.
Depuis l’introduction du smartphone, les taux de dépression, de troubles anxieux et d’idées suicidaires chez les jeunes ont fortement augmenté.
Récemment, l’Australie est devenue le premier pays à interdire aux moins de 16 ans l’accès à des plateformes telles que TikTok et Instagram. En Italie et en France, des écoles interdisent ou restreignent l’utilisation des smartphones.
Impact sur la réussite scolaire
Les Pays-Bas ont prononcé en septembre 2024 une interdiction valable pour tous les degrés scolaires, et les premières études relèvent des effets positifs sur l’apprentissage et le vivre-ensemble des élèves. Le Brésil a récemment interdit tous les téléphones portables à l’école. Et Rio constate que les cours de récréation reprennent vie, selon plusieurs médias.
La présence permanente du smartphone en classe péjore la réussite scolaire. Elle entrave la concentration et l’apprentissage durable, selon le professeur en neurosciences Manfred Spitzer. L’utilisation des réseaux sociaux et des jeux en ligne libère de la dopamine, hormone de la récompense, et entraîne une addiction.
Influence sur la santé
Les temps d’écran prolongés conduisent à un manque de sommeil et nuisent à la santé des enfants et des adolescents, en particulier au niveau de leur développement physique et psychique. Les enfants apprennent moins à résoudre des conflits et à construire des relations interpersonnelles.
Dans sa réponse publiée mercredi, le gouvernement se dit prêt à analyser la situation de plus près. Selon une étude de l’institut de recherche Sotomo datant du 15 décembre 2024 et publiée en partie avant la date prévue, 82% des Suisses sont actuellement favorables à une interdiction des téléphones portables dans les écoles. Le postulat a été co-signé par des sénateurs de gauche et de droite.