Les Kényans ont enflammé le Cantorama vendredi soir. Le spectacle de clôture, hi Les Kényans ont enflammé le Cantorama vendredi soir. Le spectacle de clôture, hier après midi, a également attiré de nombreux spectateurs. Vincent Murith
20/08/2012

Le Cantorama au rythme de l’Afrique

Bellegarde • Temple du chant choral fribourgeois, le Cantorama a vibré aux sons des tambours et des chants de l’île de Guam et du Kenya. Le public, conquis, a réservé un accueil chaleureux à ces artistes venus de loin.

Le Cantorama, ancienne église reconvertie en salle de concert et nichée au cœur du village de Bellegarde, est reconnu pour la qualité de sa programmation classique. Pourtant, vendredi soir, ce sont deux groupes folkloriques venus de l’île de Guam et du Kenya qui ont fait vibrer ce lieu dans le cadre des représentations délocalisées des Rencontres de folklore internationales de Fribourg (RFI).

Le public réserve tout d’abord un accueil chaleureux aux jeunes danseurs de Inetnon gef pa’go, troupe de l’île de Guam, petit territoire situé dans le Pacifique, non loin de la Micronésie. Par la danse, les spectateurs sont transportés dans un monde où cohabitent poissons géants et esprits, aux sons des guitares et des tambours.

 

Les Kényans fascinent

Le deuxième groupe, Sounds of Africa, interprète les danses et chants de quarante communautés kenyanes et reflète la diversité culturelle de ce pays d’Afrique de l’Est. Les scènes villageoises et les événements importants de la vie–une naissance, les moissons, des rites d’initiation guerriers–sont mimés, dansés, chantés avec une fougue contagieuse. Les danseurs, drapés de vêtements colorés, la figure peinte et portant plumes et peaux de bêtes font grande impression dans le public.

A l’entracte, les plus curieux se mêlent aux danseurs. Les Kenyans semblent fasciner, à voir le nombre de gens qui les prennent en photo. «On est pris par ces rythmes. Dans leurs gestes, leurs mouvements, ils communiquent», dit Léon Tâche, membre de la Commission musique du Cantorama. Son collègue Werner Schuwey abonde: «Ils transmettent la joie et la passent au public.» Ils voient d’ailleurs la venue de ces troupes comme une occasion de faire connaître ce lieu de concert.

Une routinière des RFI avoue que c’est la première fois qu’elle assiste à une représentation au Cantorama. «J’ai été invitée par des amis. Je ne connaissais pas ce lieu, qui est magnifique.» Un couple de Charmeysans vient par habitude voir les spectacles des RFI au Cantorama, «parce que c’est plus près et plus pratique que Fribourg pour parquer». Deux habitués, détenteurs d’un abonnement pour les concerts du Cantorama, assistent pour leur part à cette soirée hors abonnement «pour découvrir le folklore d’autres cultures». «Cet endroit est magnifique. Si je pouvais, je resterais deux jours de plus», confie une danseuse kenyane. «Le public est sympathique, ils ont frappé dans les mains quand on dansait. Je pensais, avant de venir ici, que nous serions dans un théâtre. J’ai été très surprise de voir que c’était une église.» Une danseuse de l’île de Guam abonde: «Il y a une vue splendide.» Par contre, elle semble souffrir du froid. «Mais vous êtes habitués ici, non?», demande-t-elle.

 

Un lieu particulier

«Quand les groupes arrivent, ils sont ébahis par le panorama. Comme l’église est petite et le public restreint, l’ambiance est plus familiale. Et l’acoustique est bonne», relève un bénévole des RFI. Mais l’endroit comprend aussi quelques contraintes. «On mise sur le beau temps, car il n’y a pas de coulisses. Les danseurs doivent se changer à l’extérieur», explique Léon Tâche. «Certains ont des exigences surprenantes, comme faire un feu pour chauffer des peaux de bêtes», glisse-t-il. Le temps d’une soirée, les spectateurs sont vraiment transportés dans un autre monde. I

 

 

 

Nouvelle édition record

MRZ

Ça devient une habitude:cette année encore, les Rencontres de folklore internationales de Fribourg (RFI) ont battu des records de fréquentation. Dopée par les températures tropicales ayant régné notamment en soirée, le village des nations de la place Georges-Python–et les spectacles en plein air en général–ont drainé un nombreux public, estimé entre 10000 et 15000 personnes. L’entrée étant gratuite, les organisateurs se sont basés notamment sur les ventes de boissons pour arrêter ces chiffres au moment de tirer le bilan radieux de cette 38e édition.

Les spectacles de gala, qui se sont notamment tenus à la salle Equilibre, ont également fait le plein avec un taux de remplissage moyen de plus de 90%.

«On peut estimer à près de 30000 le nombre de personnes qui ont vu au moins une manifestation en lien avec les RFI», s’est réjoui hier Stéphane Maret, président du comité d’organisation.

Sur le plan artistique aussi, le bilan est largement positif. Les 300 danseurs et musiciens venus de neuf pays ont suscité l’enthousiasme du public, avec une mention particulière pour le groupe de Taïwan. Au bar des artistes, ouvert tous les jours jusqu’au petit matin, l’ambiance était également au beau fixe. Dans ces conditions, c’est avec confiance que Stéphane Renz, directeur artistique des RFI, anticipe déjà la 39e édition qui se déroulera du 13 au 18 août 2013. Deux pays invités sont déjà connus:il s’agit de la Colombie et de la Bachkirie, une république de la Fédération de Russie.

hortense gianini

Abonnez-vous à l'édition PDF

Cet abonnement vous permet de consulter La Liberté au format PDF où que vous soyez dans le monde.

Panier

Il n'y a aucun produit dans votre panier.

0 Article CHF 0.00

Publicité