Il y a tous ces sportifs musclés, bronzés, dynamiques, portant souvent des tricots colorés et un dossard. Ceux-là, on les a vus à la télé. Mais à Londres, avec ou sans JO, la ville est envahie par d’autres sportifs à partir du milieu de l’après-midi, mais pas plus musclés ni bronzés que vous et moi (enfin, ça dépend…) et ne portant aucun dossard. Ce qu’ils portent en revanche, presque tous, ce sont des sacs à dos, banals, pas très aérodynamiques. On se demande s’il faut applaudir. Mais le plus urgent est de dégager la voie. Car ils foncent, tête baissée, concentrés, comme ceux de la télé. Et leur défilé est incessant. Enfin, une des participantes de cette anonyme course ralentit et commence à marcher. L’occasion ou jamais de percer le mystère du sac à dos! Grand sourire de l’intéressée: «Mais, on rentre à la maison! La tenue de ville est dans le sac à dos!» Ô charme des petites villes, où on a le temps de rentrer, d’abandonner ses habits de bureau et d’enfiler ceux de jogging avant d’aller se défouler – sans sac à dos. AG