La phrase a passé sans accroc tous les filtres des rédactions d’agences et de journaux de la Francophonie. Je l’ai trouvée à l’Agence télégraphique suisse et à France Presse; dans «Le Monde», sur les sites de «Libération», de «20 minutes», d’ici, d’ailleurs et de partout. Et même hélas dans «La Liberté» qui, comme tout le monde, l’a reprise en bon mouton de Panurge. La voici dans son insondable bêtise: «Les adultes de 50 à 71 ans qui boivent au moins trois tasses de café par jour pourraient voir leur risque de décès diminuer de 10%…». Heureux buveur de quatre tasses matinales, j’ai donc une chance sur dix de me gaver de vie sans fin. Cela me gêne un peu: je n’ai que peu de goût pour une perpète qui risque d’être fastidieuse sur la fin. Alors, idiot pour idiot, je crois que je vais demander à Clooney s’il accepterait d’échanger ce billet pour l’infini contre, disons, dix autres rallongeant mon temps de, disons, un dixième d’éternité chacun. En variant au moins les goûts: Ristretto, Volluto ou Decaffeinato selon les ères. O.K., George?AR