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Paru dans La Liberté du 06.09.2010
Le gardien du quartier d'Alt Je rentre chez moi. J'empoigne mon vélo, pédale sur Pérolles, survis de justesse en traversant le rond-point de Tivoli, évite un piéton sur la rue de Romont, remonte vers le Popu et salue les habitués sur la terrasse. La ville bourdonne derrière moi quand, enfin, j'arrive dans le quartier d'Alt, mon chez-moi, havre de paix et de verdure au milieu d'une cité agitée. Je passe devant le Marcello, sobriquet hérité d'une sculptrice du passé, qui marque aujourd'hui l'entrée du secteur. Et là je croise le gardien du quartier d'Alt, cet homme qui se tient là tous les jours ou presque, assis sur les quelques marches d'escalier qui balisent l'entrée d'un petit magasin de la rue Jean-Grimoux. Il veille sur le quartier. D'un signe de la main pour les plus familiers, d'un petit regard pour les autres, il salue tous les passants qui y entrent. Il attend, il réfléchit ou il surveille, je ne sais pas. Comme un phare à l'entrée du port. Un repère pour les habitants. NM |
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