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ACTA: le web sous haute surveillance. DR ACTA: le web sous haute surveillance. DR

Internautes, préparez-vous à être fliqués!

ACTA. Voilà quatre lettres qui ont fait beaucoup parler d’elles ces derniers temps. La communauté du web crie au scandale, rassemblant ses troupes au nom de la liberté. Une guerre serait-elle donc prête à éclore sur la toile? Calmons nos ardeurs et r

L’accord commercial anti-contrefaçons (ACTA), puisque c’est de cela dont il s’agit, est un traité international d’ores et déjà ratifié par de nombreux pays, dont la Suisse et l’Union européenne dans son ensemble. Il s’attaque au problème de la protection des droits de la propriété intellectuelle dans de nombreux domaines. Cependant, si de nombreux internautes montent au créneau ce n’est pas tant pour défendre l’avenir des médicaments génériques ou des marchandises contrefaites, mais pour garantir leur liberté numérique.

Si ce traité semble n’être que depuis peu au centre des débats – bien que le projet soit engagé depuis plusieurs années déjà – c’est que les nombreuses négociations sont restées secrètes passablement longtemps. Les différents États s’étant bien gardés d’aller le crier sur la place publique.

Le traité se prévalant de lutter contre le téléchargement illégal, nous sert une version de Big Brother dont nous serons les héros malgré nous. En effet, en rendant les fournisseurs d’accès responsables des activités de leurs clients, ACTA érige ces derniers en baby-sitter du web, surveillants vos allers et venues sur la toile. Ce qui signifie que tout internaute lambda peut se retrouver à tout moment sous surveillance, sans qu’aucune décision judiciaire préalable ne soit requise. Le traité va encore plus loin en proposant la mise en place d’un comité ACTA composé de privés pouvant à leur gré décider de l’application du traité et des sanctions adéquates.

Dans cette chasse au copyright, c’est notre chère démocratie qui en prend un coup, comme si de l’autre côté de l’écran nos droits pouvaient être bafoués sans plus de scrupules que ça. C’est pourquoi, quelque soit notre profil d’internaute, nous devons tous nous sentir concernés par cette atteinte à nos droits les plus fondamentaux.

Anaïs Hauser

CAHIER MAGAZINE

Rosario Memoli habille ses toiles de tissus. Vincent Murith Rosario Memoli habille ses toiles de tissus. Vincent Murith

Les images de tissus de Rosario Memoli

Le plasticien Rosario Memoli expose ses tableaux de tissus à la galerie de la Cathédrale en compagnie des sculptures en céramique de Mathilda Raboud.

L’artiste italien Rosario Memoli accroche ses tissus sur toile à la galerie de la Cathédrale, espace qu’il partage avec la céramiste Mathilda Raboud. Le jeune plasticien vit à Salerno. Formé aux beaux-arts de Florence, il poursuit plusieurs démarches: peinture, vidéo, performances et scénographies. D’ailleurs, il installe actuellement une exposition aquatique «Buco nell’aqua» dans le vieux port de Bari.
A la galerie de la Cathédrale, il a accroché une grande toile blanche où les formes géométriques s’entrelacent et semblent en apesanteur sur le fond blanc. Seule exception parmi la douzaine d’œuvres en tissus, elles aussi, conçues avec cette absence de repères spatiaux, le volume en plus, puisque l’artiste coud des pièces de tissus colorés sur la toile blanche: du velours, de la laine, du coton.
Rosario Memoli propose un travail non figuratif qui joue sur des variations de couleurs chaudes. Les pièces de tissus sont soit lissées, soit froissées. Il joue également sur la diversité des textures des tissus et recherche la puissance évocatrice des images en créant des signes sans repères spatiaux ni réels. Son œuvre est une réflexion sur l’organisation de l’espace et sur la tension entre l’immobilité et le mouvement.
Mathilda Raboud, qui a repris cette année la galerie de la Cathédrale avec sa sœur Marie-Christine, y expose en permanence ses céramiques. «Mais je m’efface lors de certaines expositions», précise-t-elle en soulignant qu’elle montre ses créations sculpturales, murales et aussi sa gamme d’utilitaires ou de bijoux qu’elle créé dans son atelier de Villaz-St-Pierre. L’artiste crée des anges depuis de longues années. Minuscules ou monumentales, les sculptures d’anges, en grès, sont des pièces d’extérieur, qui racontent des états d’âme avec beaucoup de poésie et de tendresse. Mathilda Raboud avait démarré son travail sur l’ange pour un monument funéraire. Elle a, depuis, fait évoluer son personnage dans la vie quotidienne. Passée maîtresse dans l’art de l’émaillage, la céramiste crée aussi des tableaux de porcelaine sur des structures de fer ajouré. Des tableaux qui ont les propriétés de la 3e dimension. Ici aussi, ce sont toujours et encore des histoires de vie qui inspirent Mathilda Raboud.

> Ve-sa-di 14h15 à 17h jusqu’au 10 septembre Fribourg
Galerie de la Cathédrale, Pont-Suspendu 2.

Monique Durussel

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