basketball • Pas triste, une soirée à l’Arena du parc olympique. Y jouaient, l’un après l’autre, l’Espagne et les Etats-Unis, les deux finalistes des Jeux de Pékin.
Lundi soir. Basketball Arena du parc olympique. Foule au portillon. Pour la presse aussi, journalistes triés sur le volet fermé au vue de la forte demande médiatique. Au menu, la dernière soirée du tour préliminaire avec des matches de classement. Important puisqu’il définit l’ordre des quarts de finale programmés pour aujourd’hui.
En ouverture, l’Espagne, finaliste olympique à Pékin, joue le Brésil. Les Ibériques font le job. Mais seulement jusqu’à la fin du troisième quart. Soudain, la cassure. Et la suspicion. Les Sud-Américains s’imposent 82-88 en réussissant un impensable 16-31 lors des dix dernières minutes. Conséquence: l’Espagne évite les monstrueux Américains en quart de finale. Bien joué?
«Il faut disqualifier les Espagnols comme l’équipe chinoise de badminton», s’insurge le frère de Manu Ginobili, la star argentine. Dans la zone mixte où les athlètes rencontrent la presse, Pau Gasol, le pivot de la «Roja», semble pourtant abattu après cette seconde défaite de rang. «Notre équipe ne jouera jamais pour perdre ou spéculer. Nous sommes une formation de champions qui avons déjà gagné beaucoup de titres et nous n’avons jamais évoqué l’idée d’une défaite volontaire.»
Le joueur des Lakers transpirait de sincérité et d’inquiétude. «Nous ne jouons bien que des bouts de match. On l’a déjà vu contre la Russie, la Grande-Bretagne ou la Chine. Notre dernier quart, ce soir, n’est pas une simple coïncidence. Nous manquons de concentration et de constance dans l’effort. Nous ne pouvons pas gagner seulement avec notre talent. Ou nous corrigeons le tir ou la suite va être compliquée.» La suite? Un quart de finale contre la France de Parker.Mais l’ombre du doute continuait d’envahir les regards des observateurs toujours incrédules.
Le ton et le son montent dans la Basketball Arena. Seconde affiche pour une soirée qualifiée, par certains, de dupes. Etats-Unis – Argentine. La ola fait autant de vagues que le match précédent. Durant une bonne mi-temps, les «visiteurs» titillent la NBA. «Nous sommes entrés sur le parquet avec l’idée que nous pouvions gagner. Elle a duré vingt-deux minutes», explique Julio Cesar Lamas, l’entraîneur de la «Celeste». «Puis les Américains ont imposé leur rythme et leurs incessants contres. On a craqué.»
Fusillés par Kevin Durant, le coé-quipier de Thabo Sefolosha au Thunder d’Oklahoma. L’artilleur a sorti cinq tirs à trois points en six minutes au troisième quart, dynamitant la résistance adverse. Et Lebron James, en défense, joua de sa puissance physique parfois limite pour écraser toute ingérence argentine.Décompte du K.-O.: 102-76. Et aucun doute, cette fois-ci, sur la véracité de ce succès, le cinquième en cinq matches, l’équipe américaine étant la seule invaincue du tour préliminaire. Pas vraiment une surprise.
La question est traditionnelle. Les Etats-Unis sont-ils injouables? La réponse est non. «Ils ne sont pas invincibles… si tous les joueurs sont malades le même jour», lâcha, ironique, Manu Ginobili, l’Argentin triple champion de NBA. I
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